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La destruction d'Assevillers (Juin-Juillet 1916)

On peut se demander dans quelles circonstances le village d'Assevillers a subi de telles destructions durant la Première Guerre Mondiale. Voici les raisons qui expliquent comment la commune d'Assevillers a tant perdu durant la Grande Guerre :

« Durant la dernière semaine de Juin 1916, le dĂ©ploiement des troupes franco-britanniques fut terminĂ©. Le gĂ©nĂ©ral Henry Seymour Rawlinson, commandant la cinquième armĂ©e, avait 18 divisions d’infanterie Ă  sa disposition, 11 en première ligne et 4 Ă  l’arrière en rĂ©serve, plus deux divisions d’infanterie et une division de cavalerie supplĂ©mentaire dans son armĂ©e de rĂ©serve. Les français avaient dĂ©ployĂ© 18 divisions de puissance Ă©quivalente aux divisions anglaises. Certaines Ă©taient sur la ligne de front avec des renforts en infanterie et en artillerie. Les Français Ă©taient alors positionnĂ©s en renfort des britanniques et n’ont apportĂ© que très peu de division sur le front. Il Ă©tait prĂ©vu d’envoyer les français sur le front division par division plutĂ´t que de tout envoyer au hasard. Seules 5 divisions françaises avaient pris position sur le front lors du premier assaut. Le gĂ©nĂ©ral Marie Emile Fayolle avait 6 divisions de plus en rĂ©serve derrière le front de la sixième armĂ©e et 3 de plus au sud de l’attaque avec les 4 autres en rĂ©serve. Le gĂ©nĂ©ral Ferdinand Foch avait alors 4 divisions de cavalerie mais elles Ă©taient encore dans leur cantonnement. [There were not, as Churchil falsely surmised, waiting to go forward in a rush with their British counterparts.] Dans l’offensive du gĂ©nĂ©ral Foch, la cavalerie ne jouait aucun rĂ´le et devait attendre que l’ennemi soit soumis et que ses dĂ©fenses soit brisĂ©es. C’était une des clĂ©s de la bataille. L’autre point important Ă©tait le travail de prĂ©paration de l’artillerie. Ce travail commença le 24 Juin 1916 avec environ 3000 armes lourdes et plus de 1400 mortiers de tranchĂ©e qui fournissaient le travail de destruction des dĂ©fenses ennemies. Ils ont tirĂ© 2 millions et demi d’obus sur les lignes allemandes allant de l’obus de mortier de 58 mm aux projectiles plus gros de 45cm. Cela Ă©tait planifiĂ© sur 5 jours mais le bombardement a Ă©tĂ© prolongĂ© de 48 heures en raison de nuages bas, de bruines et de brouillards rĂ©duisant la visibilitĂ© et empĂŞchant les vols de reconnaissance. C’est ainsi que l’attaque eut lieu le 1er juillet comme le prĂ©voyait le planning provisoire dĂ©cidĂ© le 14 FĂ©vrier par Joffre et Haig. Les bombardements Ă©taient un spectacle a contemplĂ©, un vaste feu d’artifice crĂ©Ă© par des explosion d’obus de diffĂ©rentes couleurs. « Armageddon commençait aujourd’hui et nous Ă©tions lĂ  ». « Armageddon started today and we are right in the tick of it » Ă©crivit le capitaine Cuthbert Lawson, un officier de la 29ème division prĂ©sent sur la ligne d’observation plus en arrière.

L’infanterie de Mangin grimpa sur le parapet et se réjouit de tous ces tirs d’obus : ils avaient rendu aux allemands ce que l’envahisseur leur avait donné à Verdun. Mais ce n’était pas simplement un « son et lumière ». Le but était de couper les communications, détruire les défenses allemandes et démoraliser ou éliminer les soldats ennemis.

Maintenant, l’ennemi était assommé ce qui écartait toute réponse militaire. Après que les ballons d’observation allemand aient été détruits, d’autres points d’observation étaient ciblés : au sud de la rivière le clocher d’Assevillers, les cheminées des usines de Flaucourt, et d’autres points d’observation sur Dompierre-Becquincourt ont été anéantis. Des patrouilles pouvaient maintenant progresser, observer et rendre compte des destructions occasionnées à l’ennemi. Les avions pouvaient maintenant observer du ciel les destructions. Dans les premiers jours de l’offensive, l’impact des bombardements a été limité. L’artillerie ennemi répondait au hasard. Le général GADEL fut sérieusement blessé et la patrouille a été chassée avec des tirs de mitraillettes. Dans le secteur français, les destructions étaient incomplètes et la brèche dans les communication était clairement insuffisante. Si le contre-feu ennemi n’avait pas été réduit au silence, celui-ci fut repéré par les avions qui le neutralisa les jours suivants. La ligne de chemin de fer était incapable de livrer des obus sur le front et les soldats allemands devaient aller se ravitailler sur les lignes plus en arrière. Le 30 Juin la situation était satisfaisante. »

extrait de
Three Armies on the Somme:
The First Battle of the Twentieth Century

Par William Philpott
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Si le village d'Assevillers a été libéré lors de cette offensive, la progression de l'entente est quasiment nulle au mois de Juillet 1916. D'innombrables soldats de tout horizon ont été tués et ne peuvent être récupérés sur le champ de bataille. L'offensive à outrance montre encore ses limites lors de la bataille de la Somme en 1916.